Toits de Paris
Zinc, cheminées, coupoles et tours. Depuis les fenêtres parisiennes, Véronique Françaix peint la ville vue d'en haut, dans la lumière changeante du matin ou du soir.
Les toits de Paris sont un sujet en soi. Pas la ville de carte postale, pas les grands monuments isolés, mais la ville vue depuis les fenêtres des derniers étages, quand le regard plonge sur les toits et que tout s'organise en plans successifs : le zinc au premier plan, les cheminées qui ponctuent, les coupoles au loin, et le ciel parisien qui change tout selon l'heure.
Véronique Françaix peint ces vues depuis plus de dix ans. Elle habite Paris, et Paris est devenu son motif principal. La série des toits est la plus connue de son oeuvre, celle qui revient dans presque toutes ses expositions, celle qui est immédiatement reconnaissable.
Ces tableaux sont peints d'après nature, depuis des fenêtres parisiennes. Pas de reconstitution d'atelier : la lumière du moment, l'heure précise, la saison qu'on devine. Une peinture de paysage urbain qui capte l'essentiel d'un lieu sans chercher à tout dire.
Le zinc parisien a sa couleur propre. Gris bleuté par temps couvert, argenté sous le soleil, presque doré au couchant. Il change tout au long de la journée, et c'est ce qui en fait un sujet pictural infini. Véronique Françaix ne peint pas "les toits de Paris" comme une idée abstraite, elle peint ce toit-là, à cette heure-là, dans cette lumière-là.
La peinture reste figurative, immédiatement lisible, mais la touche est libre. Les formes se simplifient, les contrastes s'accentuent, la couleur prend le dessus sur le détail. Ce qui reste sur la toile, c'est l'impression d'une vue parisienne plutôt que sa description exacte.
Cette série s'inscrit dans une longue tradition de peinture urbaine parisienne, mais avec une palette et une énergie qui l'ancrent résolument dans le contemporain. Les toits de Paris de Véronique Françaix ne sont pas nostalgiques : ils sont habités, vivants, actuels.
Peindre ce qu'on voit tous les jours
Il y a quelque chose de particulier dans le fait de peindre ce qu'on a sous les yeux, tous les jours, depuis des années. La familiarité ne produit pas l'ennui : elle produit l'attention. On finit par voir ce que les autres ne voient plus.
Les monuments parisiens sont là, mais vus depuis les toits. Pas en majesté isolée, mais intégrés dans le tissu urbain : la Tour Eiffel qui émerge entre deux immeubles, le dôme des Invalides qui ponctue une ligne de toits, Notre-Dame avant l'incendie qui se détachait sur le ciel. Ces tableaux ne sont pas des portraits de monuments, ce sont des vues de Paris où les monuments prennent naturellement leur place.
Cette façon de peindre les monuments par le biais du paysage urbain les rend plus présents, plus vrais. Ils ne sont pas isolés sur fond de ciel bleu : ils sont là, au milieu de la ville, au milieu de la vie ordinaire.
Véronique Françaix a peint les toits parisiens sous tous les angles et dans toutes les lumières. Certains tableaux montrent le matin, quand la lumière est encore rasante et que les ombres sont longues. D'autres montrent le soir, quand le ciel vire à l'orange et au rose et que le zinc devient doré. D'autres encore montrent Paris sous la neige, ou Paris en plein été, quand la chaleur écrase les couleurs.
La série des toits de Paris est la plus exposée et la plus vendue de l'oeuvre de Véronique Françaix. Ces tableaux figurent dans des collections privées en France et à l'étranger, et plusieurs ont été édités en cartes postales par Zazous Éditions. Ils sont également référencés auprès de Bridgeman Images pour des projets éditoriaux et de décoration intérieure.
La série continue : chaque nouvelle vue parisienne ajoute une pièce au puzzle d'une ville qui ne s'épuise jamais. D'autres séries de paysages urbains existent dans l'oeuvre de Véronique Françaix, notamment Bordeaux et le Bassin d'Arcachon, et ses peintures de voyage à Venise, en Toscane ou en Grèce.
Véronique Françaix, artiste peintre