Bordeaux et le Bassin d'Arcachon
Bordeaux et ses façades couleur miel, le Bassin d'Arcachon et sa lumière changeante, les ports de bois, les pinèdes, les huîtres sur la nappe bleue. Véronique Françaix y revient sans cesse, et chaque séjour laisse des tableaux.
Voir la galerieBordeaux se mérite. La ville ne se livre pas au premier regard : il faut revenir, tourner au bon angle, attendre la bonne heure. Ses façades calcaires changent de peau selon la lumière : ocre le matin, blanc presque aveuglant à midi, dorées et roses au soir quand le soleil descend sur la Garonne. Véronique Françaix connaît ce rythme-là. Bordeaux est pour elle une ville d'appartenance, et chaque retour est aussi un retour au motif.
Elle peint les façades, les ruelles, les cours intérieures, les détails architecturaux que le passant ne voit pas toujours. Une peinture de ville qui n'est pas un relevé topographique mais un regard affectif, direct, habité.
Les tableaux de Bordeaux de Véronique Françaix appartiennent à une longue tradition de peinture urbaine française, mais avec une liberté de touche et une intensité de couleur qui les ancrent résolument dans le contemporain.
Le Bassin d'Arcachon est un territoire à part. Ni vraiment mer ni vraiment lac, ni vraiment plage ni vraiment marais. L'eau y change de couleur avec le ciel, le sable y dessine des lignes que la marée efface et refait. Pour une artiste peintre attentive à la lumière, c'est un sujet inépuisable.
Véronique Françaix y peint l'eau calme du matin, les bateaux amarrés dans la brume, le coucher de soleil depuis la rive de la pinède quand le ciel vire au rose et à l'orange sur l'horizon plat. Sa peinture du Bassin d'Arcachon capte cette atmosphère particulière, suspendue entre deux éléments, deux lumières, deux saisons.
Il y a dans ce retour au Bassin quelque chose de plus intime que le simple motif. Véronique Françaix y a passé des vacances d'enfance inoubliables, dans une maison de famille au Canon. Ces étés-là ont formé son regard avant même qu'elle peigne : la lumière sur le bois des pontons, l'odeur du sable chaud, le silence du Bassin à l'aube. Peindre ces lieux aujourd'hui, c'est aussi retrouver quelque chose de ce temps-là.
Ce paysage marin d'eau douce et salée mêlées a nourri une série de tableaux parmi les plus libres de son oeuvre. La palette s'y allège, les contrastes s'adoucissent, et la touche trouve une fluidité qu'elle ne retrouve nulle part ailleurs.
La lumière du Bassin change toutes les heures.
Ce n'est pas une métaphore : l'eau reflète le ciel, et le ciel atlantique ne tient pas en place. Peindre là demande de décider vite, de renoncer à la précision au profit de l'impression juste. C'est une bonne école.
Le Bassin d'Arcachon a ses sujets propres, reconnaissables entre tous. Les cabanes tchanquées plantées dans l'eau à l'île aux Oiseaux. Les ports ostréicoles de Gujan-Mestras, d'Andernos, du Canon, avec leurs bateaux à plat fond et leurs casiers empilés. La pinède qui borde la rive et projette son ombre sur le sable chaud.
Véronique Françaix a peint ces sujets sans les figer en cartes postales. Ce qui l'intéresse, c'est la vie du lieu : la lumière sur le bois des pontons, le reflet d'un bateau renversé dans l'eau, la silhouette d'un pêcheur au loin. Des tableaux de port qui sentent le sel et l'iode, peints avec la même énergie directe que ses toits de Paris ou ses ruelles de Venise.
Le Canon
Port ostréicole, bateaux amarrés, vue ouverte sur le Bassin. Véronique Françaix y expose régulièrement l'été.
Andernos
Église Saint-Eloi, lumière chaude, pins maritimes et bord de mer
Chez Hortense
Déjeuner face au Bassin, huîtres et crevettes, lumière de l'été
La Méduse
Bâtiment blanc, drapeau, pinède en fond, architectures balnéaires
Ce qui revient dans toute la peinture de Bordeaux et du Bassin d'Arcachon de Véronique Françaix, c'est l'attention portée au mouvement de la lumière. Pas la lumière fixée, statufiée, mais la lumière en train de changer : le moment juste avant que le soleil ne disparaisse derrière la pinède, l'instant où le ciel bascule du bleu au rose sur le Bassin.
Cette peinture de paysage marin est aussi une peinture du temps qui passe. Elle ne cherche pas à arrêter le moment, mais à en garder l'élan, la direction, la chaleur. Et pour Véronique Françaix, peindre le Bassin, c'est toujours un peu revenir : vers les étés d'enfance, vers la maison du Canon, vers cette lumière atlantique qui a tout commencé.
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Véronique Françaix, artiste peintre
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